J'en fais une vraie obsession car pour moi le moindre de mes gestes à un impact sur les autres. Comme si chacun de mes mouvements changeaient quelque chose; il faut se rendre à l'évidence, personne ne s'en préoccupe vraiment, le monde ne tourne pas autour de moi. Alors pourquoi continuer de me surveiller mes propres mouvements? Parce que je ne peux supporter leur regards.
C'est si facile de dire que l'on se fout du jugement des autres, mais le faire pour de vrai est une toute autre affaire. Il est bien aisé de se dire confiante lorsque l'on est seule devant le miroir; mais avec les gens, c'est un tout autre cas. Je m'oblige à me conformer,, comme un mouton, j'suis le reste du troupeau. La peur me ronge juste à penser qu'on parle en mal de moi, qu'on me remarque. J'désire plus que tout être invisible, ou être si pareil à tout l'monde que je puisse me fondre dans la masse.
Pourtant, mon côté rêveur, celui enfouit sous tout mes mensonges, hurle son désir de se faire remarquer. L'autre partie de moi veut plus que tout qu'on me pointe du doigt en ne disant que de bonnes choses. Dire ce que je veux, ne pas s'empêcher d'être moi-même.
Mais le masque que je porte depuis si longtemps semble ne plus vouloir s'ôter. Je ne suis même plus capable de dire qui je suis. Encore une fois, c'est la quête de l'identité, sauf que cette fois-ci, elle reste introuvable.